Species Survival Network
working within CITES *
for the protection and conservation of species in international commercial trade

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February 25, 2002

Re: Conservation of and Trade in Specific Species: Bears

To Members of the CITES Standing Committee:

The Species Survival Network renews its request for the CITES Standing Committee to take a more active role in making recommendations to Parties concerning the conservation of bears and trade in bear parts.  Precautionary protection is vital to the long-term stability and recovery of bear species worldwide.  SC46 Doc. 15 on Bears correctly notes, “illegal trade in bear parts has not been eliminated.”  To use the phrase in Res. Conf. 10.8, it has not even been “demonstrably reduced.”

Decision 11.80 requires the Standing Committee to identify “additional legislative and enforcement measures that may be necessary to stop the international illegal trade in bears and bear parts and derivatives.” The Standing Committee cannot fulfill this mandate adequately without assessing the legal and regulatory framework in key bear consumer and trade states.  Therefore, we urge the Standing Committee to solicit from certain Parties specific information regarding national legislation to control the import and export of bear parts and derivatives.

According to two new reports, concerning bear trade in Singapore and Japan, there remains a problem with the illegal commercialization of bear parts in Asia. The first report by Animal Concerns Research and Education Society (ACRES) in Singapore, discusses the current trade situation in Singapore. The second report by the Japanese Wildlife Conservation Society (JWCS), details the bear trade in Japan. The two reports were supported by the World Society for the Protection of Animals (WSPA). Both studies reveal that many of the products found for sale were said to have originated from Chinese bear farms. We urge the Standing Committee to state unequivocally that there are not sufficient national regulations in place to protect against illegal trade in bear parts and products from bear farms in China.

Furthermore, the ACRES report, copies of which will be available to the members of the Standing Committee, specifies various routes of importation into Singapore.  While China is reportedly the “most common source of import of bear gall bladders and bile products,” other Parties implicated as the origin of products include Malaysia, India, Nepal, and Indonesia.  One merchant noted that individuals in Russia were involved similarly in the trade. Therefore, we urge the Standing Committee to solicit from these six Parties specific information regarding export controls for Appendix I and Appendix II bear specimens.

In addition, the JWCS report, which will also be distributed to members of the Standing Committee, highlighted that wild bear parts, from both imported and domestic bear populations, were also an important source of supply for Traditional Medicine pharmacies and manufacturers.

The investigation found competition between suppliers of wild bear parts and those supplying Chinese bear farm products. The wild bear parts, though more expensive, were advertised as being more effective than farmed bear products, therefore creating greater pressure on wild bear populations. However, the Chinese farmed bile was said to be used extensively by Japanese manufacturers.

Consumer Parties must take responsibility for this trade as well. Absence of national legislation on domestic commercialization of bear parts in the United States, for instance, facilitates a thriving poaching and laundering network. 

Adam M. Roberts
Chair
SSN Bear Working Group
adam@awionline.org

*CITES is the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora


 

Objet : Conservation et commerce d'espèces spécifiques : les ours

À l'attention des membres du Comité permanent de la CITES:

Le Réseau pour la survie des espèces invite à nouveau le Comité permanent de la CITES à jouer un rôle plus actif dans les recommandations qu'il fait aux Parties concernant la conservation des ours et le commerce de parties d'ours. Une protection préventive est capitale pour la stabilité et la restauration à long terme des espèces d'ours à travers le monde. Le SC46 Doc. 15 sur les ours stipule à juste titre : « Le commerce illégal de parties d'ours n'a pas été éliminé. ». La résolution Conf. 10.8 affirme qu'il n'a même pas été « sensiblement réduit. »

La décision 11.80 demande au Comité permanent d'identifier « les mesures législatives et coercitives supplémentaires qui pourraient s'avérer nécessaires afin de mettre un terme au commerce international illégal d'ours, de parties d'ours et de leurs dérivés ». Le Comité permanent ne peut pas remplir ce mandat correctement sans une évaluation du cadre juridique et réglementaire des principaux États où la consommation et le commerce des ours sont pratiqués. Nous prions, dès lors, instamment le Comité permanent d'exiger de certaines Parties qu'elles fournissent des informations spécifiques concernant leur législation nationale afin de contrôler les importations et les exportations de parties d'ours et de leurs dérivés.

Selon deux nouveaux rapports sur le commerce des ours à Singapour et au Japon, la commercialisation illégale de parties d'ours reste un problème en Asie. Le premier rapport, rédigé par Animal Concerns Research and Education Society (ACRES) à Singapour, expose la situation actuelle en matière de commerce à Singapour. Le second rapport, établi par la Japanese Wildlife Conservation Society (JWCS), décrit en détail le commerce des ours au Japon. Les deux rapports ont bénéficié du soutien de la Société mondiale pour la protection des animaux (World Society for the Protection of Animals - WSPA). Ces deux études révèlent que bon nombre des produits mis en vente proviendraient de centres d'élevage chinois. Nous prions instamment le Comité permanent de déclarer sans équivoque qu'il n'existe pas suffisamment de réglementations nationales visant à protéger les ours du commerce illégal de parties et de produits dérivés d'ours provenant de centres d'élevage en Chine.

Par ailleurs, le rapport de l'ACRES, dont des exemplaires seront mis à la disposition des membres du Comité permanent, indique divers circuits d'importation à destination de Singapour. Bien que la Chine soit, d'après ce que l'on dit, la « source la plus commune d'importation de vésicules biliaires et de produits dérivés de bile d'ours », des pays tels que la Malaisie, l'Inde, le Népal et l'Indonésie sont autant d'autres Parties qui fournissent ces produits. Un marchand a révélé que des individus en Russie étaient également impliqués dans ce commerce. Nous prions, dès lors, instamment le Comité permanent d'exiger de ces six Parties qu'elles fournissent des informations spécifiques concernant les contrôles effectués sur les exportations des espèces d'ours visées à l'Annexe I et à l'Annexe II.

De plus, le rapport du JWCS, qui sera également distribué aux membres du Comité permanent, a mis en lumière que les parties d'ours sauvages, provenant de populations d'ours tant importées que locales, étaient également une importante source d'approvisionnement pour les pharmacies et les fabricants de médicaments traditionnels. L'enquête a révélé que les fournisseurs de parties d'ours sauvages et les fournisseurs de produits provenant de centres d'élevage en Chine se trouvaient en concurrence. Les parties d'ours sauvages, bien que plus onéreuses, sont présentées comme étant plus efficaces que les produits provenant d'ours d'élevage, ce qui contribue à exercer une pression plus importante sur les populations d'ours sauvages. Toutefois, il semble que la bile d'ours d'élevage chinois soit largement utilisée par les fabricants japonais.

Les Parties consommatrices de ces produits doivent également assumer la responsabilité de ce commerce. L'absence de législation nationale en matière de commercialisation locale de parties d'ours aux États-Unis, par exemple, facilite l'existence d'un réseau florissant de braconnage et de blanchiment d’argent.

Nous vous prions d'agréer nos salutations distinguées.

Adam M. Roberts
Chair
SSN Bear Working Group
adam@awionline.org

*CITES is the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora


 

Ref.: Conservación y comercio de especies específicas: osos

A los miembros del Comité Permanente de CITES:

La Red de Supervivencia de las Especies reitera su solicitud ante el Comité Permanente de CITES para que éste juegue un papel más activo en la formulación de recomendaciones a las Partes acerca de la conservación del oso y el comercio de las partes del oso. La protección cautelar es vital para la estabilidad y recuperación a largo plazo de las especies del oso a nivel mundial. SC46 Doc. 15, sobre los Osos señala correctamente que "el comercio ilegal de las partes del oso no se ha eliminado". En las palabras de la Res. Conf. 10.8, ni siquiera se ha "reducido de manera demostrable".

La Decisión 11.80 exige que el Comité Permanente identifique "medidas adicionales de legislación y de la función de policía que puedan ser necesarias para detener el comercio ilegal internacional del oso y las partes y derivados del oso". El Comité Permanente no puede cumplir con este mandato adecuadamente sin evaluar el marco legal y regulador de los estados clave que consumen y comercian el oso. Por lo tanto, instamos al Comité Permanente a que le solicite a determinadas Partes información específica acerca de la legislación nacional encaminada a controlar la importación y exportación de partes y derivados del oso.

Según dos informes nuevos acerca del comercio del oso en Singapur y Japón, sigue existiendo un problema con la comercialización ilegal de partes del oso en el Asia. El primer informe, emitido por la Sociedad de Investigación y Educación sobre las Preocupaciones en torno a los Animales (Animal Concerns Research and Education Society - ACRES) de Singapur, trata la situación del comercio actual en Singapur. El segundo informe, emitido por la Sociedad de Conservación de la Vida Silvestre Japonesa (Japanese Wildlife Conservation Society - JWCS), detalla el comercio del oso en el Japón. Los dos informes fueron apoyados por la Sociedad Mundial para la Protección de los Animales (World Society for the Protection of Animals - WSPA). Ambos estudios revelan que muchos de los productos que se ofrecían para la venta se habrían originado en granjas de osos de la China. Instamos al Comité Permanente a que afirme inequívocamente que no se han instituido suficientes reglamentos nacionales para proteger contra el comercio ilegal de las partes del oso y productos de granjas de osos de la China.

Asimismo, el informe de ACRES, copias del cual estarán disponibles a los miembros del Comité Permanente, especifican varias rutas de importación a Singapur. Aunque la China sería la "fuente más común de importación de vesículas biliares y productos biliares del oso", otras Partes implicadas como originarias de los productos incluyen a Malasia, India, Nepal e Indonesia. Un comerciante señaló que hubo individuos de Rusia que también estuvieron involucrados en el comercio. Por lo tanto, instamos al Comité Permanente a que le solicite a estas seis Partes información específica acerca de los controles sobre la exportación para especimenes del oso del Apéndice I y el Apéndice II.

Además, el informe de la JWCS, el cual será repartido a los miembros del Comité Permanente, hizo resaltar que partes de osos silvestres, de poblaciones de osos tanto importados como nacionales, eran también una fuente importante de suministro para las farmacias y los fabricantes de la Medicina Tradicional. En la investigación, se determinó que había competencia entre los proveedores de partes de osos silvestres y aquellos que suministraban productos de granjas de osos de la China. Aunque más costosas, las partes de los osos silvestres se publicitan como más eficaces que los productos de los osos de las granjas, creando por lo tanto mayor presión sobre las poblaciones de los osos silvestres. Sin embargo, es sabido que la bilis que proviene de las granjas chinas era utilizada extensivamente por los fabricantes japoneses.

Las Partes Consumidoras deben también aceptar responsabilidad por este comercio. Por ejemplo, la ausencia de legislación nacional acerca de la comercialización nacional de partes del oso en los Estados Unidos facilita una vibrante red de cacería furtiva y ocultamiento de origen.

Atentamente,

Adam M. Roberts
Chair
SSN Bear Working Group
adam@awionline.org

*CITES is the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora