Paires adulte/enfant (photos 15-26)

Photo 15*: L'hébergement des ma- caques rhésus par paires est une alternative comportant peu de risques par rapport à l'héberge- ment en groupe.

"Pour améliorer la vie d'un primate, l'un des moyens les plus efficaces, mais souvent ignoré, est de le placer avec un congénère" [Rosenberg & Kesel, 1994]
"Enrichir l'environnement appauvri des macaques rhésus vivant seuls en les socialisant avec des congénères ou avec des petits en surplus de troupes d'élevage ne comporte pratiquement aucun risque et ne coûte rien." [Reinhardt, 1987]



 

 

Photo 16: Les adultes – femelles et mâles – ne montrent normalement pas d'aggression ouverte envers les enfants de moins de 18 mois. Cela permet d'apparier sans trop de risques des adultes seuls avec des jeunes de surplus, sevrés naturellement [Reinhardt et al., 1987b; cf. Redican & Mitchell, 1973]. Ci-contre, George, 12 ans, tient protectivement son compagnon, Billy, agé de 13 mois peu après l'appariement. [Reinhardt, 1991b]

Dans une étude comportant 13 paires adulte/enfant, les partenaires, suivis pendant une année, s'avérèrent compatibles dans 92% des cas.

Les partenaires consacrent beaucoup de temps à s'entretoiletter et à jouer [Reinhardt & Dodsworth, 1989].

 


 

 

Photos 17 & 18: Les rhésus mâles adultes ont la réputation d'être particulièrement méchants [Wickings & Nieschlag, 1980]. L'idée de les apparier avec des jeunes provient de l'observation que les mâles de troupes d'élevage ne blessent jamais les enfants, et n'hésitent pas à les bercer (photo 17, mâle agé de 13 ans avec enfant) ou à les porter avec beaucoup de douceur (photo 18, mâle agé de 5 ans avec enfant) [cf. Capitanio & Taub, 1992].


 

 

Photo 19: Gina, une femelle macaque rhésus adulte avec son compagnon Gregg se blottissant contre elle peu après l'appariement. [Reinhardt, 1987]

Dans une étude de 65 paires femelle/enfant, les partenaires, suivis pendant toute une année, s'avérèrent compatibles dans 94% des cas. [Reinhardt, 1994a]


 

 

Photos 20 & 21*: L'appariement peut aller de pair avec la recherche scientifique.
(photo 20: étude comportant une infusion à distance et prise de sang nécessitant l'immobilisation du partenaire adulte; photo 21: partenaire juvenile avec implantations d'électrodes, étude neurophysiologique) [Reinhardt et al., 1989a; Reinhardt, 1991b]


 

 

Photo 22*: La présence de leur partenaire compatible dans une "cage de compagnon" rassure et protège les animaux stressés [Bovard, 1959; Mason, 1960; Coe et al., 1982; Gonzalez et al., 1982; Miller et al. 1986; Reinhardt et al., 1989a; Coelho et al., 1991; Cohen et al., 1992; Gust et al., 1994]. Cela est tout particulièrement valable au laboratoire, où les animaux sont souvent soumis à des manipulations perturbantes et des procédures expérimentales terrifiantes – telle que l'immobilisation dans une chaise, voir la photo ci-contre – qui peuvent induire des réactions de peur et de stress, introduisant des variables non-controllées dans les données scientifiques [Line et al., 1991a; Reinhardt, 1992a; cf. Brockway et al., 1993].






La compatibilité des paires adulte-enfant est durable.

 

 



Photos 23 & 24: Ulla avec son petit compagnon Uta le jour de leur appariement (photo 23), et trois ans plus tard lorsque Uta est enceinte de cinq mois (photo 24). Le partage de nourriture est un signe sûr de compatibilité.


 

 

 

 

 
Photos 25 & 26: Bruce avec son petit compagnon Bill quelques jours après l'appariement (photo 25), et trois ans plus tard lorsque Bill a quatre ans (photo 26).

  Formation des paires adultes (photos 27-35)

  Table des Matières