Partenaires récemment appariés et compatibilité des paires (photos 36-44)

 


 

Photos 36* & 37: Une fois que deux partenaires éventuels ont établis leur relation de dominance/ subordination pendant une période de familiarisation (photo 36), ils peuvent être introduits dans une cage double différente pour éviter un éventuel antagonisme territorial [Reinhardt et al. 1987; Niemeyer et al., 1998]. Dans cette troisième cage tout est nouveau excepté le partenaire familier (photo 37: Donna et Cathy se blottissant l'une contre l'autre, peut après l'introduction).

 
  Photo 38*: Peter et Moon s'entretoilettent peu après l'appariement [Reinhardt, 1989a]. Ils n'ont aucune raison de se bagarrer car ils ont eu la possibilité d'établir leur relation de dominance/subordination d'une façon inoffensive avant l'introduction.

Dans une étude comportant 154 femelles et 40 mâles, l'appariement après le pré-établis- sement de relations de dominance n'était accompagné de batailles que dans 2 (2.6%) des 77 paires de femelles et dans aucune (0%) des 20 paires mâles [Reinhardt, 1994a].



 

 

 


Photos 39* & 40*: Cette technique de formation de paires a été employée avec autant de succès chez les macaques à queue courte (Macaca arctoides) (photo 39) [Reinhardt, 1994b], macaques cynomolgus (M. fascicularis), [Asvestas, 1989; Lynch, 1998] (photo 40 par Richard Lynch, AstraZenaca) et macaques à queue de cochon, (M. nemestrina). [Byrum & St. Claire, 1998]



 
 

Comment sait-on que deux partenaires sont compatibles?

(1) Pas de blessures graves infligées.
(2) ni l'un ni l'autre n'ont le monopole de la nouriture
(3) ni l'un ni l'autre ne montrent de signes de dépression, et
(4) la relation de dominance/ subordination entre eux n'est pas équivoque.
(5) Les interactions affiliatives ne sont pas des indicateurs sûrs que deux animaux sont compatibles.


Photo 41*: Deux mâles rhésus qui ont été élevés en isolation sociale partielle; ils montrent qu'ils sont compatibles en partageant deux pommes [Reinhardt, 1990a].




 
  Photo 42: Dans une étude avec 77 paires femelles et 20 paires mâles, suivies pendant tout une année, les partenaires de 88% des paires femelles s'avérèrent compatibles et de 80% des paires mâles [Reinhardt, 1994a]


Essentiellement, 'seulement' 11% de 97 paires de singes s'avérèrent incompatibles.
Ce chiffre est étonamment bas lorsque l'on considère que le taux des divorces est de 50% chez les humains. Il semble que les singes possèdent des talents sociaux qu'il manque à beaucoup d' êtres humains. Des 194 animaux testés, un total de 3 (1.5%) reçut des blessures sérieuses, mais pas dangereuses au cours de tout une année d'étude [Reinhardt, 1994a].




 

 

 

Photos 43 & 44: La compatibilité des paires a été suivie à long-terme dans de nombreux cas [Reinhardt, 1994a,c]. Ici, deux mâles, Moon and Peter (cf. photo 38) partagent des friandises six ans après la formation de cette paire. Les paires de mâles doivent être logées dans des pièces où seuls les mâles sont hébergés afin d' éviter la competition sexuelle qui pourrait être induite par la présence de femelles dans la même pièce [cf. Coe, 1991].

  La conception des cages pour les macaques appariés (photos 45-49)

  Table des Matières