Effets de l'appariement et implications pour l' entretien des animaux et la recherche scientifique (photos 50-62)


 

 
Photos 50* & 51*: L'appariement de singes seuls vise à ameliorer les conditions environnementales appropriées à leur espèce en favorisant l'expression active de leur besoin de contact et d' interaction sociale.
"Un compagnon compatible est une source de stimulation toujours changeante, mais aussi prévisible et reste valable à long terme pour remédier à l'ennui" [Reinhardt & Dodsworth, 1989]. Sur la photo Sissa, agée de 27 ans, toilette sa compagne Senila agée de 36 ans 15% du temps (photo 50), et Senila consacre 32% de son temps à toiletter Sissa (photo 51) plus d'un an après l'appariement [Reinhardt & Hurwitz, 1993] (photos par Robert Dodsworth, WRPRC).

Les paires du même sexe passaient environ 20% de leur temps – les femelles plus que les mâles [Reinhardt, 1990b; cf. macaques à queue courte: Bernstein, 1980; macaques cynomolgus: Crockett et al., 1994] – à interagir et à chercher le contact social positif typique de l'espèce [Ranheim & Reinhardt, 1989; Eaton et al., 1994]. Ceci est comparable aux animaux vivant dans leur milieu naturel [Teas et al., 1980; Chopra et al., 1992] et suggère que l'appariement offre aux animaux des conditions adéquates qui assurent leurs besoins sociaux fondamentaux.
 


 

 

 

Photos 52 & 53: Les compagnons de cage compatibles, qu'ils soient subordonnés ou dominants, ne diffèrent pas entre eux ou par rapport aux singes logés en cage individuelle en ce qui concerne la prise de poids (compatibilité implique partage de nourriture), l'immunité, le taux de cortisol [cf. les singes écureuil Coe et al., 1982; Gonzalez et al., 1982], et la reproduction [Eaton et al., 1994; cf. Reinhardt et al., 1990,1991b; Reinhardt & Hurwitz, 1993; Schapiro et al., 1993]. Il y aurait, cependant, une tendance évidente à ce que les animaux appariés aient besoin de soins vétérinaires moins souvent que les singes vivant en cage individuelle [Reinhardt, 1990a] (tout spécialement pour les problèmes liés à la diarrhée [Schapiro & Bushong, 1994]). En outre, les animaux appariés manisfestent moins de comportements anormaux que les animaux logés seuls [Goosen, 1988; Reinhardt et al., 1988; Eaton et al., 1994]. Dans une étude comportant sept macaques rhésus hébergés en cage individuelle, l'appariement avec un compagnon compatible guérit les animaux de la pathologie de l'auto-morsure [Reinhardt, 1999a]. Un résultat similaire a aussi été rapporté dans le cas de cinq macaques cynomolgus [Line et al., 1990b], donnant du poids à l'assertion que "l'isolation est probablement un facteur influent" associé à "l'auto-morsure" [NRC, 1998].




 

 

 


Photos 54* & 55: L'hébergement des macaques rhésus en paires plutôt qu'en isolation n'interfère pas avec les procédures de routine telle que la capture [Reinhardt, 1992c].


 

 

 


Photos 56* & 57*: Le placement de macaques rhésus en couple (photo 56: couple de femelles; photo 57: couple de mâles) n'interfère pas avec des procédures de manipulation habituelles telles que l'injection ou la prise de sang [Reinhardt et al., 1989b].




 
 

Photo 58*: L'appariement n'interfère pas avec les procédures expérimentales telles que l'implantation d'électrodes [Reinhardt, 1991c].

Si l'un des partenaires doit être immobilisé dans une chaise, son compagnon l'accompagne pour apaiser ses réactions de peur et de stress (cf. photo 22).



 

 

 

Photos 59* & 60: L'hébergement de macaques rhésus en paires plutôt qu'en isolement n'interfère pas avec les programmes de reproduction controllée [Reinhardt et al., 1989b]. Max et Ray, par example (photo 59), sont restés ensemble comme compagnons compatibles pendant plus de dix ans, bien que Ray (à gauche) ait été utilisé comme mâle d'élevage pendant toutes ces années, tandis que Max était assigné à divers projets physiologiques.

La progéniture n'affecte pas la compatibilité des paires de femelles [Reinhardt & Dodsworth, 1989; Reinhardt, 1994c]. Ici Beta (à gauche), inclue dans un programme de reproduction controllée, tient son petit tout en partageant des pommes avec sa compagne de cage Little (photo 60); Beta et Little vivent ensemble depuis trois ans.




 

 

 


Photo 61 & 62: Lors d'études de nutrition controllées, les partenaires sont séparés par un panneau grillagé ou par des barres permettant l'entretoilletage [Crockett et al., 1997; Crockett, 1998, Figure 2] – ce qui facilite les communications continuelles de non-contact (photo 61) – pendant la journée. La paire est réunie la nuit (photo 62).

  Interactions entre l'homme et les primates non-humains (photos 63-72)

  Table des Matières